Vous avez tous une idée des registres de langues, mais savez-vous les distinguer ? À travers les personnages, tout écrivain utilise un langage qui lui ait propre, c’est là la beauté de la littérature et c’est ainsi tout au long de la rédaction de son roman. Le langage doit être adapté à tous les éléments constituant le texte. Choisir un registre de langage « pertinent » permettra de créer de l’originalité pour votre récit et la proximité entre vos lecteurs et vous. Ces différents registres sont également utilisés dans la vie quotidienne, lorsqu’on s’exprime à l’oral ou simplement quand on écrit. Ce sont des éléments qui apportent de l’harmonie au texte.

On distingue plusieurs registres de langues, mais l’auteur utilise pour son récit le langage qui lui convient et qui parle à son cœur. Il est à noter qu’on peut diversifier les registres dans un même texte narratif. Il faut le faire intelligemment, par exemple, utiliser le langage courant pour tout ce qui correspond au déroulement de l’histoire et le langage populaire ou familier pour les dialogues, toujours en ayant en appuis les différentes caractéristiques des personnages choisi. La variété permet de rajouter une richesse à votre œuvre littéraire.

Langage familier

Comme l’indique son nom, ici la manière de s’exprimer est familière. C’est un registre de tous les jours. On l’utilise avec des personnes du même milieu que nous soit en présence de connaissance, d’amis, famille. Il supprime la notion de subordination. Avec le registre familier, la formulation des phrases est simplifiée et la plupart des mots sont raccourcis, il n’y a pas de vulgarité. On peut se « lâcher ». Par exemple, le « ne » de la négation sera supprimé. C’est une rupture syntaxique.

C’est un niveau de langue parlé et compris de tout le monde. Il peut correspondre à certains auteurs de polar par exemple. L’argot peut aussi être utilisé ici.

Langage populaire

Ce registre ne respecte pas les règles de syntaxe et de la grammaire. Il est spontané à l’oral et parfois utilisé à de mauvaises fins. Dans ce niveau de langue on retrouve des expressions toutes faites, des conjugaisons mal utilisées, termes péjoratifs. Il est généralement utilisé par les jeunes et souvent par les personnes peu instruites.

La vulgarité est très présente dans ce registre. Selon le choix des personnages et la situation qui les accompagnent, ce niveau est adapté pour les scènes de dialogues par exemple.

Le langage courant

Le registre le plus standard. La conscience du fait qu’on est pas forcément proche de notre interlocuteur est présente. Il est utilisé dans les médias comme à la télévision par exemple, au travail, dans les institutions. Ce niveau de langue est également le plus employé à l’écrit. On se soucie que les règles de grammaire et de syntaxe soient respectées, on ne s’octroie aucune liberté, on prend soin de choisir les mots et les expressions les plus justes.

Ce registre est aussi qualifié de « Français internationale » car c’est dans ce registre que le toute communique et même les personnes étrangères parlent ou apprennent le français.

Le langage soutenu

Le registre adopté dans les grandes œuvres littéraires. Contrairement au registre populaire, la parole n’est pas spontanée. Cependant la pensée est formulée de manière éloquente et réfléchie, le vocabulaire, les mots, utilisés sont élaborés.

On remarque qu’il emploie un vocabulaire riche en mots savants, rare et même parfois un jargon spécialisé. Il marque un signe de distinction et de respect. Souvent utilisez dans les grands discours, les pensées qui s’y dégagent sont exprimées avec intellect et élégance.

On va fréquemment retrouver ce type de langage dans les textes littéraires et moins à l’oral.

Et vous, quel langage utilisez-vous pour écrire vos romans ?

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Esther IBOVI